DEFISCALISATION : Interview de Mr Oury d’ECOFIP

DEFISCALISATION : Interview de Mr Oury d'ECOFIP
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Nicolas Oury

“ ECOFIP, un acteur de référence en matière de défiscalisation industrielle ” Tel sont les propos de son directeur commercial Martinique Nicolas Oury. Il nous donne ici son avis sur la défiscalisation…

Pouvez vous nous décrire la structure de l’agence Martinique ? Nicolas OURY : L’agence Martinique est composée de 2 assistantes et 4 commerciaux qui sont des spécialistes du financement en loi Girardin. Nous attachons la plus haute importance à accompagner et conseiller nos clients depuis le montage de leur dossier de financement à la livraison effective de leurs matériels chez les fournisseurs. Nous accompagnons également nos locataires afin de trouver des solutions de reports d’échéances en cas de difficultés passagères de trésorerie.

Quel est votre positionnement sur le marché du financement en défiscalisation ? Nicolas OURY : Nous sommes depuis plusieurs années un acteur de référence en matière de défiscalisation industrielle. Nous avons financé pour la seule année 2008 plus de 400 entreprises martiniquaises pour un total de 35 M€ d’investissements. Une des spécificités d’ECOFIP est de proposer à nos clients des solutions de financement qui vont du petit matériel à quelques milliers d’euros aux projets d’envergure de plusieurs millions d’euros nécessitant une ingénierie financière et fiscale très pointue, qu’ils soient couplés ou non avec des subventions publiques. Nous maîtrisons parfaitement les process d’agréments fiscaux auprès de la DGI locale comme auprès de Bercy avec qui nous avons imposé notre savoir faire et notre professionnalisme depuis toutes ces années.

Quel est l’impact de la défiscalisation sur la décision d’investissement des entreprises ? Nicolas OURY : Plus que jamais, en cette période de remous financiers à l’échelle mondiale, le financement de plus du quart du prix d’acquisition via la défiscalisation permet de soutenir l’investissement et l’économie martiniquaise, tout en permettant aux entreprises locataires d’être propriétaires des matériels pour l’euro symbolique à l’issue de la période locative de 5 ans. C’est un point essentiel du dispositif qui se démarque du financement classique hors défiscalisation.

A ce sujet, comment avez-vous préparé les évolutions imposées par la LODEOM et relatives au secteur du transport ? Nicolas OURY : La LODEOM impose un agrément préalable de la DGI sur tous les investissements liés au secteur du transport de marchandises et de personnes réalisés à compter du mois de novembre 2009. Nous disposons d’ores et déjà d’une cellule back office capable d’instruire ces dossiers. Les autres évolutions significatives concernent l’abaissement du seuil d’agrément fiscal de 300 000 € à 250 000 € et l’obligation du respect des obligations fiscales et sociales. Nous attendons avec impatience les précisions qui s’imposent sur le régime de la TVA NPR, précisions qui devraient intervenir dans les semaines à venir dans le décret d’application. J’aimerais revenir sur les différents secteurs d’activité concernés par la loi Girardin et sur le terme générique de « défiscalisation industrielle », qui comprend bien évidemment le secteur de l’industrie mais également les secteurs du BTP, du transport, de l’industrie, du tourisme, de l’artisanat, des énergies renouvelables …

En conclusion, malgré ces ajustements, les fondements du dispositif Girardin sont conservés au minimum sur les 8 prochaines années, soit jusqu’au 31 décembre 2017 !

Comment voyez-vous les perspectives de reprise ? Nicolas OURY : Conformément à l’engagement du gouvernement, nous pensons à une reprise de l’activité via les investissements liés à la construction de logements sociaux qui devraient connaître un boom en 2010 et entrainer l’ensemble de l’économie martiniquaise dans son sillage.

par Philippe PIED

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